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05 mai, 2013

La fin d'une Odyssée ...


Ceci est sans doute l’avant dernier article de cette aventure d’une année au pays du long nuage blanc. Et à coup sûr le dernier rédigé sur place. Il s’en est passé des choses au cours de ce dernier mois et demi. Les derniers instants à Wellington, puis le retour à Auckland et à Warkworth avec entre temps un retour à Ohakune à deux reprises. Je reviens juste sur les faits marquants.

 Levé de lune sur la baie de Wellington.

Par où commencer ? Ma vie sur Wellington se poursuit intensivement ; pour ce qui est du travail au restaurant, les dernières semaines sont très disparates en raison d’une fréquentation fluctuante. La fatigue s’accumule et le stress occasionné par la vente de mon van et par la recherche d’emploi pour m’établir durablement dans le pays n’arrange rien. Heureusement je trouve le moyen de me ressourcer avec les sorties.   Par exemple, j’obtiens 3 « day-off »  du 16 au 18 avril. Ils encadrent parfaitement mon anniversaire le 17 ; j’en profite pour quitter un temps Wellington, et ainsi retrouver la campagne, enfin plus précisément la montagne. C’est donc accompagné d’Eva que je retourne, près du volcan Ruapehu, dans la petite ville d’Ohakune. Si vous vous souvenez la dernière fois j’y étais avec Emmeline, la française Pvtiste durant le road-trip dans le plateau central. C’était d’ailleurs notre dernière étape en commun.

Nous prenons donc la route dès 6h00 le matin du 16 pour arriver autour de midi (mais nous avons fais un stop de presque 2 heures à Palmerston North pour quelques achats). Cela me fait tout drôle de revenir à Ohakune dans ce contexte. Nous restons dans le petit chalet familial pour ce week-end improvisé en milieu de semaine. La météo nous invite à rester au chaud, la vue dégagée sur les montagnes sera pour une autre fois. Dans l’après-midi nous passons chez Shirley (une amie d’Eva) et Wendy (la mère de Shirley). Nous discutons jusqu’à la nuit tombée. Nous sommes ensuite conviés à rester pour le dîner. Le lendemain, c’est le jour de mes 28 ans, j’ouvre mes cadeaux, lis mes cartes d’anniversaire et j’emmène Eva pour un pique-nique non loin de Whakapapa village. Nous nous rendons à Tawhai Falls. Encore une fois je ne fais que redécouvrir les lieux. Mais Eva admire pour la première fois cette jolie cascade qui apparaît dans le Seigneur des Anneaux (Henner Annûm). Après un pique-nique sous la pluie nous ne nous attardons pas et rentrons à Ohakune.

En soirée nous invitons en retour Shirley et Wendy pour le dîner. Je cuisine des crêpes que nous garnissons au choix avec du bleu, de la feta, du saumon fumé et des épinards béchamel. Le lendemain nous devons retourner sur Wellington. Nous repartons en fin de matinée d’Ohakune. Nous prenons un autre itinéraire pour rentrer ; nous passons par Wanganui (où j’ai postulé pour du travail), je me fais ainsi une meilleure idée de l’endroit. Coupé par une rivière, cette ville de 40 000Hts est un lieu vraiment paisible. Nous pique-niquons dans Kowhai Park, au milieu d’une immense aire de jeu. Après le repas, nous décidons de nous rallonger un peu pour nous rapprocher du Taranaki et découvrir cette région de pâturages, réputée pour son industrie laitière. Nous passons la petite localité côtière de Patea où nous faisons une pause le long de la côte, puis nous continuons jusqu’à Hawera. Le ciel, plus dégagé, nous permet juste de distinguer les premiers contreforts du Volcan Taranaki. Nous décidons de faire demi-tour et de rentrer sur Wellington.

 Ma chérie devant les Tawhai Falls.

Un phasme géant s’est glissé dans les fleurs offertes par Shirley pour mon anniversaire.
 
  Le « playground » de Kowhai Park : un  patchwork hétéroclite et coloré.
 
 La jolie côte près de Patea.

Ensuite de retour sur Wellington je décide de mettre fin à mon travail au restaurant en déposant ma démission ; il me faut absolument me libérer du temps et de l’énergie. Ainsi, le 24 avril je termine définitivement ce travail qui m’aura permis de rester plus longtemps sur Wellington. Et le lendemain le 25 avril c’est la journée de l’ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps). C’est le jour où l’on commémore les soldats néo-zélandais et Australiens tombés lors de la première guerre mondiale durant la bataille de Gallipoli face à l’armée ottomane. Avec Eva, nous utilisons ce jour férié pour décompresser en nous rendant au jardin botanique pour un autre pique-nique. Le jardin revêt déjà ses couleurs d’automne et les champignons poussent un peu partout (ce moi d’Avril correspond à notre mois d’Octobre). Les jours se sont bien raccourcis ; le soleil se couche plus tôt surtout avec le changement d’horaire. Et il commence à faire aussi plus frais sur la capitale.

Le 27 avril, nous montons au sommet du Mont Victoria pour y découvrir la vue. L’ascension de cette colline boisée de 196m ne prend qu’une dizaine de minutes avec le van mais la pente est bien raide. J’ai gardé cette visite sous le coude pour marquer la fin de mon séjour à Wellington, et je ne suis pas déçu du panorama. En effet, nous y découvrons une superbe vue à 360° sur la ville et la baie. : de l’aéroport de Miramar aux éoliennes de Makara. Nous restons quelques minutes le temps de prendre des photos avec le couché du soleil. Fait assez rare il n’y a pas un seul brin de vent au sommet. En redescendant Nous apercevons l’arrivée d’un chemin forestier. Ce chemin passe par un lieu du tournage du seigneur des anneaux (Cf. ci-dessous) mais il est tellement pentu que sans chaussures adaptées et avec la nuit qui tombe nous nous abstenons de l’emprunter. Plus bas, je me gare pour rattraper un bout du même chemin et parcourir quelques mètres dans la forêt qui a servi de lieu de tournage.

Le mardi 30 avril, je me rends à mon dernier Potluck chez Pierre un danois qui habite une grande villa à Upper Hut. Deborah, Genny (une amie de Deborah) et moi-même sommes conduit par Léonore, une française installée sur Wellington depuis 5 ans. Nous arrivons de nuit dans l’immense propriété perdue au milieu du bush néo-zélandais. Nous y retrouvons John, Peter, John et Desmond. Pour ce dernier potluck ma participation fut de cuisiner une truffade (encore une !). Je passe encore une fois un agréable moment avec le groupe de francophile. Puis nous rentrons avant minuit car le lendemain j’ai beaucoup de route qui m’attend : je dois faire la route pour Auckland pour effectuer la vente de mon van !


Pique-nique en amoureux au Botanic Garden.

Vue sur la ville depuis le mont Victoria appelé Mt Vic par les Wellingtoniens.
 
 La forêt du Mt Victoria a servit de lieu de tournage pour la trilogie du Seigneur des Anneaux, ce fut même le premier lieu de tournage extérieur avec la poursuite des Hobbits par les Nazguls dans les bois de la Comté. Une carrière non loin du sommet fut également le camp de Dunharrow.

Le lendemain matin, mercredi 1er Mai, il est temps de quitter définitivement Wellington. Je ne pars pas seul, Eva m’accompagne pour la moitié du trajet jusqu’à Ohakune. Nous prenons la même route empruntée 2 semaines auparavant et arrivons à Ohakune à 13h30. Cette étape à Ohakune me permet de faire la route en deux temps et surtout de savourer les derniers instants avec Eva car nous allons être séparés pour quelques semaines. Nous restons au chaud au chalet et le lendemain midi, nous dégustons un très bon kebab au village, puis je raccompagne Eva au chalet et prends la route seul et un peu triste. La route se fait sous la brume, et les averses ; le temps est au spleen ! J’emprunte les routes : 4,3,31,39 et 1. Je traverse Taumarunui et Te Kuiti puis passe à la hauteur d’Hamilton en fin de soirée avant d’arriver à Auckland vers 20h00. Le vendredi matin je me réveille de bonne heure, j’ai passé la nuit dans le van dans un quartier résidentiel du Mont Eden. J’ai ainsi l’avantage d’être à seulement 5 minutes de l’auberge de jeunesse (Backpaker Penthlands) du couple de français intéressé par mon van. J’ai un peu d’avance sur l’horaire, je m’aventure donc dans le backpacker et j’y réserve deux nuits (23DNZ la nuit). Je fais le tour des lieux, et dépose mes affaires dans une chambre que je partage avec 3 autres personnes. Et c’est dans la cuisine commune que je fais la connaissance de Laurence et Yoann, le couple de français qui a repéré mon annonce du van depuis la France sur le site web des Pvtistes.

Nous nous étions contactés à plusieurs reprises, avant de convenir d’un rendez-vous sur Auckland pour voir le van. Nous dédions donc cette journée du vendredi à l’inspection et à l’essai du van. Nous commençons ensemble par faire le tour du van dans la rue devant le backpacker, je donne toutes les informations possibles et je réponds aux questions. Puis je conduis le van près de l’Eden Park. Je trouve un petit circuit urbain qui permet de faire l’essai du van sur route tout en évitant le flot de la circulation d’Auckland. Je laisse Laurence et Yoann conduire le van à tour de rôle. Nous tournons autour de l’Eden Park et traversons les lotissements ; finalement il n’y avait pas meilleur endroit pour s’essayer à la conduite en Nouvelle-Zélande. La prise en main faite, le van les intéresse toujours. Nous nous rendons donc sur Dominion Road à la recherche d’un garage pour effectuer un « full mechanical check » (j’en avais fait faire un sur Wellington mais un second avis les met en confiance et permet de mieux connaître l’état du van). Sur Auckland les garages où nous passons sont débordés, hors de prix et cherchent à vendre en plus de l’inspection générale un « «Warrant of Fitness » (contrôle technique). Il y a beaucoup de garage nous gardons donc espoir et poursuivons notre recherche. Par chance je reconnais le quartier et je retrouve le garage où j’avais passé mon « full mechanical check » un an auparavant, nous essayons à cette porte. Cette fois-ci le van peut être inspecté dans l’après-midi et pour seulement 40DNZ (aux frais des futurs acheteurs). 

Mon Ford Econovan High Roof : Année 1993 avec  lequel j’ai roulé 17 000 Kms en 11 mois! Quelques clichés pris sur la route.

Le temps de la révision mécanique, nous allons au Burgerfuel local pour manger et j’en profite pour raconter mes aventures en Nouvelle-Zélande, et donner des conseils de voyage avec mon retour d’expérience. Nous retournons ensuite au garage, pas de grosses surprises mécaniques, juste un peu de rouille qui faudra peut-être reprendre. Nous nous mettons d’accord sur le prix de vente mais je dois en revanche attendre que leurs comptes kiwis soient alimentés depuis la France. Nous devons donc attendre le lundi pour finaliser la transaction. En conséquence, je paye deux nuits supplémentaires au backpacker. Ce dernier est dans le joli quartier du Mont Eden mais j’y reste un peu coincé à cause d’une météo déplorable. En effet, tout le week-end, Auckland essuie une tempête digne d’un petit typhon : vents à 115Kms/h et pluies diluviennes. Du coup ma seule sortie consistera, entre deux averses, à me rendre au supermarché du coin pour faire mes courses alimentaires. D’un autre côté je préfère garder mes premiers souvenirs d’Auckland sous le soleil. La première fois où j’ai foulé Rangitoto, monté au sommet de la Sky Tower ou trempé les pieds à Earn Bay. Mais cette météo pourrie ne m’aide pas : j’ai un peu le moral dans les chaussettes avec cette première séparation même temporaire avec Eva. Je reste au chaud et utilise ce temps libre pour réserver mes tickets de bus, de nuits d’hôtel et d’avions pour la suite de mon aventure.

Le lundi 6 mai, je me rends avec Laurence et Yoann à la poste qui fait aussi office de banque (Kiwibank). Nous avons la même banque, ce qui facilite le transfert de comptes bancaires. Nous effectuons aussi le changement de propriétaire du van et nous rentrons au backpacker. Je leur laisse les deux jeux de clés du van, les voilà propriétaires ! Le lendemain nous nous séparons définitivement, ils partent sur Te Puke pour travailler dans les exploitations de kiwis. J’ai un petit pincement au cœur de voir partir le van qui m’a permis d’explorer le pays de fond en comble. La vente du van tourne définitivement la page road-trip, je dis adieu à ma liberté de mouvement. Ma « Stargate » s’en va entre de nouvelles mains et j’espère qu’ « elle » les emmènera sur les mêmes routes, à la découverte de toutes les richesses que renferme ce pays préservé. Pour celles et ceux qui se pose la question : je n’ai pas gagné d’argent sur la revente du van (vendu à 5500DNZ) mais j’ai évité de trop en perdre. Autant l’achat est facile en début d’hiver autant la revente à cette même saison est problématique (prix à la baisse car plus d’offres et moins de demande). La vente sur Wellington fut vraiment difficile car elle s’adresse surtout aux Kiwis (et ceux-ci ne sont pas pressés d’acheter). Il y a deux raisons à cela ; l’aéroport de Wellington n’est pas réellement international et la position médiane de la capitale fait que bien souvent les touristes débutent leurs road-trips à Auckland ou à Christchurch. Quoi qu’il en soit la vente du van m’aura demandé pas mal de temps, d’efforts et de mobilité ; je suis soulagé d’avoir cela en moins à gérer.
  
Moi-même posant devant le Chalet à Ohakune.
 
Le charmant Backpacker Penthland vraiment calme avec les pièces communes très bien pensées, grandes et spacieuses.

Auckland central sous le soleil le jour de mon départ  du Backpacker, si au moins j’avais pu avoir ce temps là le week-end !
 
Le retour à Warkworth : le quai sur la rivière Mahurangi.

Je quitte le backpacker dans la foulée, chargé comme un mulet (je crois que je n’ai jamais été aussi chargé de ma vie), je porte pratiquement 30 kilos de bagages. Le chemin pour attraper l’arrêt de bus Outlink me parait bien loin, heureusement il fait un grand soleil. Le déplacement en transport en commun, pour rallier le centre d’Auckland, prend 30 minutes. Je monte ensuite dans un bus Intercity pour rejoindre Warkworth. Le retour à Warkworth me parait vraiment étrange. Si je reviens à Warkworth, vous l’aurez peut être deviné, c’est pour retourner dans mon premier wwoofing : The Caretaker farm tenue par Audrey et Dorothy. Je suis heureux de revenir aider dans la ferme, et c’est l’occasion de retrouver un lieu familier et de rester actif. Je suis aussi impatient de revoir le four qui n’est toujours pas achevé. J’arrive le mardi soir à la ferme, Audrey est ravie de me revoir après 9 mois (je retrouve aussi Tamarah, Max et Thomas). Ensuite je rencontre les autres wwoofers. C’est toujours le « melting pot » des nationalités : il y a Gordon (un néozélandais et doyen des wwoofers avec 82 ans !), Julie et Florent (des français), Nozomi, Ai et Kiyomi (des japonaises), Rebecca (une allemande).

Je fais aussi connaissance de Fabrice, le français qui a lancé la construction du four en argile en 2011. Je retrouve vite mes marques ici. Il y a quelques petits changements ; deux fois moins de poulets, des fresques murales un peu partout et surtout le toit du four en argile qui ne repose plus sur les échafaudages. D’ailleurs je retourne tout les jours travailler autour du four. Nous œuvrons dans un premier temps à refaire l’étanchéité des bâches du toit et à réorganiser le chantier autour du four (excavation de l’argile, préparation de murets, etc.). Le travail sur le four se fera après. Il y a encore pas mal de travail à effectuer mais la base est là ! Les murs font 40cm mais pour supporter la pression du foyer nous devons les amener à une épaisseur d’un mètre. En discutant avec Fabrice (qui était boulanger en France) le projet est beaucoup plus clair dans ma tête. Il s’agit de construire un four communautaire (pain, pizzas, autres). À l’intérieur il y aura 3 fours distincts répartis sur 3 étages (un four pour les enfants, un autre pour les adultes et un pour les professionnels). En plus des murs il faudra donc créer les étages, percer les portes et les évacuations de vapeurs. Et surtout la pièce maîtresse sera de monter une cheminée en argile de 5 mètres pour avoir assez de tirage. Au final le four aura l’allure d’un volcan, mais reste encore bien une année de travail ! Voilà concernant le four en argile.

Pour les autres tâches à la ferme, il faut toujours promener les chiens, nourrir les volailles et donner un coup de main pour le repas et la vaisselle. Durant cette première semaine, le turn-over des wwoofers se poursuit avec le départ de Ai et Nozomi, l’arrivée de Camisa (une américaine) et le retour pour un temps des allemandes (Isabel et Thuy-An) qui cherchent à vendre leur van. Nous assistons également un après-midi à un match de Rugby au petit hameau de Whangateau pour célébrer l’anniversaire de la mort de Bob Marley. Durant les festivités les maoris locaux cuisinent un Hangi. C’est un plat maori cuit dans le sol en utilisant des pierres volcaniques et des braises. Je découvre mon premier Hangi ! Dans l’assiette cela ressemble à notre pot-au-feu (jarets, choux, pommes de terre, kumara, farce, carottes)  mais sans le bouillon et avec un goût de fumé. Nous restons jusqu’en fin de soirée dans le pub local, à jouer au billard et aux cartes entre wwoofers et locaux. Bref, ce retour aux sources me fait du bien (un mode de vie plus simple qui occupe le corps et l’esprit), ainsi la boucle est bouclée ! Cette fois-ci je suis en position de départ et les autres wwoofers pour la plupart en sont qu’à leurs commencements.

Suis-je triste de partir ? Oui assurément je le suis mais pour davantage de raisons que je n’aurais imaginées avant de venir dans le pays. Je n’ai pas envie de partir même si je suis ravi d’un autre côté de retrouver ma famille et mes amis, la gastronomie française, les lieux familiers, et un plus grand confort de vie (je ne m’en cache pas j’ai eu des coups de blues). Pour la suite, sauf grande surprise, je reste encore une semaine à la ferme. Puis le 23 Mai je repars sur Auckland près de l’aéroport, Eva m’y rejoindra et nous nous envolerons le lendemain ensemble pour l’Australie et un cours séjour à Melbourne mais ceci je vous le raconterais prochainement (une fois en France !).

Les brumes matinales dans la vallée sur le chemin de la ferme.

Le four sans les échafaudages.
 
Le Hangi une fois sortie de terre et une fois dans l'assiette.
 
Rien de tel que d’assister à un match de Rugby local.

16 juillet, 2012

Le wwoofing suite ...

Une nouvelle quinzaine de wwoof s’achève, la routine quotidienne est ponctuée de sorties et de discussions avec les anciens et les nouveaux woofers. Ayant opté pour un séjour « longstay » dans la ferme je commence à observer le « turn over » des wwoofers. Adrien est parti pour le Coromandel avant de rejoindre l’Australie, suivis par Régis. Gautier et Aurélien, deux nouveaux français sont arrivés, ainsi que Finbar un Irlandais. Ensuite Miki et Aurélien nous ont quittés. Puis, Kim une allemande et Tamy une chinoise sont arrivées.

Comme sortie intéressante, nous nous sommes rendu à Matakana un matin pour parcourir son célèbre marché, où l’on peut déguster de bon produits régionaux, écouter du country local et flâner sur les étales d’artisanat. Le soir même nous sommes retournés à Matakana, cette fois-ci pour voir Ice Age 4 au cinéma dans une salle plus que confortable (pour 15 DNZ soit 9 euros). La salle de cinéma n’est pas immense en soit mais tout de même grande pour une ville de 300 habitants, le devers est aussi important que celui des amphithéâtres durant mes études, ainsi on n’est pas gêné par la tête des personnes, de même on dispose d’1m50 pour les jambes devant son siège. Au premier rang, les fauteuils sont amovibles et se transforment en lit ! Pendant le film, j’ai vu des néo-zélandais déguster leur verre de vin blanc et se mettre en chaussettes ! Le film m’a plu mais n’est pas aussi drôle que le précédent et reste compréhensible en anglais car étant destiné aux enfants.

Matakana market : j'ai acheté du jus de fruit à base de Feijoa au stand de la Lothlorien (clin d'œil à Lord of the ring).

Une des quatre salles de cinéma de Matakana avec son immense lustre.

Lors d’une autre soirée nous avons gravi le sommet de la montagne derrière la ferme ; cette fois-ci nous avons pris de puissantes lampes torches pour franchir la forêt, l’ascension nous a pris une bonne heure, la fin fut difficile en raison des hautes herbes. De là-haut nous avions un panorama de la baie d’Omaha jusqu’à Auckland sous la pleine lune (j’ai depuis eu l’occasion de refaire la même ballade en journée). Nous nous sommes rendu par la suite à Whangateau pour rallier à marée basse la plage d’Omaha, seulement 2 kilomètres de sable séparent les deux rives dans cette petite baie. Cela ne présente aucun risque car même à marée haute il n’y a pas plus de 50 cm d’eau dans la lagune. Au final nous n’avons pas pu rejoindre la plage car il restait la rivière principale à franchir. Dès que la météo le permet nous nous rendons souvent à pied depuis la ferme à Whangateau pour traverser la baie à marée basse et rejoindre des îlots de sables abritant une mangrove sauvage.

La vue depuis le sommet de la montagne derrière la ferme.

Un weta cave ou grillon des cavernes observé lors d’une sortie nocturne. Il existe d'autres espèce de Weta dont certaines géantes.

La baie de Whangateau.

Le lundi avec Johannes nous avons notre day off en commun, nous sommes donc allé à Auckland, j’en ai profité pour récupérer mon courrier administratif (carte d’assurance, carte grise, et IRD) à mon ancien backpackers et faire des courses. Nous avons aussi retrouvé Allen et Sandy en ville, nous avons dégusté un bon chocolat chaud au café français le « Pastis ».

Un petit air de France et bien familier, ici avec le bibendum Michelin!

Un autre jour j’ai emmené les wwoofers à Omaha pour leur faire découvrir la plage. Il faisait aussi chaud que l’été sur la côte atlantique alors qu'ici c'est encore l'hiver. C’était trop tentant nous nous sommes baigné, mais l'eau était fraîche mais pas glacée (environ 17°C). Je reste stupéfait de la douceur du climat ici en hiver ; pourtant il s’agit du plus rigoureux hiver depuis 7 ans. Il n’y a eu pour le moment qu’une matinée où il y avait du givre sur l’herbe mais en journée le thermomètre monte facilement à 20°C avec les belles journées ensoleillées. La situation à changée depuis peu ; nous sommes au cœur d’une dépression il ne fait que pleuvoir depuis 2 jours.

Les wwoofers ont appréciés que je leur fasse découvrir la plage d’Omaha.

Lundi dernier, avec Johannes nous nous sommes rendus au musée de Warkworth, non pas pour le visiter mais pour son parc : Parry Kauri Park. Il s’agit d’un parc de 8,5 hectares avec une végétation dite native du bush néo-zélandais. On trouve notamment l’arbre sacré des maoris le Kauri. Les forêts de Kauris ont perdues en superficie depuis les années 1790 car cet arbre fut convoité par les maoris pour les sculptures et les maisons et par les européens pour l’industrie navale. Cet arbre est désormais protégé mais c’est maintenant une maladie causé par un champignon originaire d’Auckland qui le menace ; c’est d’ailleurs pour cette raison qu’avant de pénétrer dans le parc on doit nettoyer et désinfecter ses chaussures. Au milieu du parc forestier est aménagé un petit circuit qui passe au pied du Mc Kinney Kauri. L’âge de ce Kauri a été estimé entre 800 et 900 ans et il mesure plus de 50 mètres pour une circonférence de 7m62. Voilà pour ce qui concerne les sorties.
Mc Kinney Kauri : un immense Kauri mais ce n’est ni le plus grand ni le plus ancien du pays.

Une cellule de la prison de Warkworth jusqu’en 1929 présente dans la cour du musée.

Concernant le travail, au programme j’ai pu couper à la hache des billots de bois (c’est vraiment physique et cela demande une certaine technique), j’ai fini les murs du four, j’ai chassé des rats et des opossums en utilisant des pièges, j’ai déraciné des papyrus pour les replanter et enfin j’ai aménagé des marches en bois pour atteindre le sommet de la colline où se trouve le four.

Le four en argile avance : un échafaudage en bois attend désormais le toit.

Un opossum capturé avec un piège. En Nouvelle-Zélande, contrairement à l’Australie où ils ont des prédateurs naturels, les opossums sont considérés comme un véritable fléau pour les espèces locales.

Le soir il nous est toujours préparé de délicieux repas. C’est l’occasion de parler de la nourriture locale. On mange au moins 8 à 10 fruits et légumes différents par jours. Il y a ceux que je connaissais en France : ails, avocats, carottes, courgettes, concombres, choux, choux-fleurs, céleris, bananes, betteraves, brocolis, gingembres, haricots, kiwis (vert et doré), maïs, mandarines, oignons, pommes, pommes de terres, tomates.... Et puis ceux plus atypiques : yams, tamarillos, chokos, et feijoas. Le goût des tamarillos est entre celui d’une tomate acide et d’un melon, je n’ai pas vraiment apprécié. Le Chokos compose pratiquement tous nos repas. Le feijoa est exquis que ce soit dans le pudding ou juste en tant que jus de fruit.

On a fêté l’anniversaire de Gautier  la semaine dernière

Voilà je suis rendu à mi-chemin de mon aventure de wwoofer dans cette ferme, j’espère avoir encore pas mal de choses à raconter dans 15 jours mais je crains un peu la routine et la pluie ; j’envisage de quitter la ferme à la mi-août pour aller encore plus au Nord à la rencontre des Kauris, des kiwis et de contrées plus sauvages.

15 juin, 2012

Une semaine d'écoulée et beaucoup de choses à raconter


Voilà j’ai quitté Auckland et j’écris depuis l’I-Site (l'office de tourisme) de Warkworth, je reviens sur ma semaine à Auckland :

Samedi :

Je me lève et pars pour le centre ville, plus précisément vers la gare routière de Britomart pour prendre un bus qui m’emmènera à Mount Eden Village. Là-bas j’ai rendez-vous, à 10h30 au post-shop, avec un couple de français pour acheter un van. J’ai repéré leur annonce sur Internet avant de venir en Nouvelle-Zélande et j’avais déjà pris contact avec eux et convenu la veille de notre rencontre. Je fais ainsi connaissance avec Clémence et Pierre-Jean, on discute et je fais le tour du van en posant un tas de questions pratiques et techniques. Étant particulièrement fatigué je n’ose pas prendre le volant, je m’installe juste derrière pour vérifier si j’ai ma place. Le van me convient, son toit est rehaussé je peux donc y tenir presque debout. L’intérieur est aménagé avec un coin cuisine (j’ai à ma disposition un évier, un frigo et deux plaques de gaz) ; et possède de nombreux rangements pour stoker mes provisions et mes affaires.

 Une fresque près de Mount Eden Village. ( Emplacement 360°)

J’effectue le VIR (Vehicle Information Report) pour vérifier que le véhicule n’a pas été volé, que le kilométrage est exact et qu’aucune amende n’est en suspens. Ensuite je conviens avec eux d’un garage pour réaliser un Full Mechanical Check (Une sorte de contrôle mécanique général). Le van est en bon étant malgré ces 314 000 kms au compteur, j’aurais à prévoir quelques petites réparations et un changement des pneus arrières dans le mois. Avec mes vendeurs nous nous mettons d’accord sur le prix d’achat ;  je le prends à 6600 DNZ. C’est une sacrée somme dans mon budget mais c’est un investissement qui va m’économiser des nuits d’Hôtel et qui va surtout me permettre d’être mobile.

Je garde les clés du véhicule mais ne repars pas avec ; le temps que le virement bancaire se déroule. J’ai bien sympathisé avec mes vendeurs, ils me donnent de nombreux renseignements forts utiles pour mon périple. J’apprends par exemple que depuis septembre le freedom camping est interdit pour les voitures qui ne sont pas Self-Contained. C'est à dire que les véhicules qui ne sont pas munis de réserves d’eau ni de WC chimiques sont donc susceptibles d’écoper d’une amende de 200DNZ s’ils pratiquent le camping sauvage. Mon van étant Self-Contained je m’ôte une sacrée épine du pied, surtout aux alentours des grandes villes de l’île du Nord où les autorités son intransigeantes. Après cette longue journée, je rentre à mon Backpacker.

Dimanche :

Je décide de faire un tour en périphérie du centre ville, je souhaite rejoindre à pied le stade de l’Eden Park. J’avais vu qu’il n’était pas très loin de Mount Eden Village lorsque j’ai testé mon van. Je me rends donc au mythique stade de Rugby à pied et essaye de voir si je peux le visiter. L’Eden Park est fermé, je demande alors poliment à une employée, elle me demande d’attendre la sécurité pour voir si je peux rentrer. Deux minutes plus tard un immense maori me fait comprendre que ce n’est pas possible car nous sommes dimanche et que le stade est en cours de nettoyage. En effet, la veille il y a eu le match Irlande-All Black. Les Irlandais ont d’ailleurs pris une belle correction mais cela ne m’aide pas à rentrer. Je me suis contenté de prendre des photos à l’extérieur.

Une des quatre divinités Maori qui entourent le stade.

L’intérieur du stade depuis une ouverture vitrée.

Et c’est sous une grosse averse que je me suis rendu vers l’ancien volcan le Mount Eden. Ce volcan strombolien est un magnifique cône de scories qui fut jadis l’emplacement d’un Pâ maori (une fortification maori en bois). Aujourd’hui encore on devine le terrassement du fortin Ce volcan m'a rappelé ceux présents en Auvergne (la région d'où je viens), spécifiquement le Pariou (le volcan qui servait de logo à l'eau de Volvic). L’ascension est aussi rapide que la pente est importante. Je vois mes premières fougères arborescentes de près. La vue au sommet est splendide malgré les nuages, je profite d'une vision à 360° d’Auckland. Ce panorama m’aide à mieux cerner la topographie des lieux et m’évitera de trop me perdre.

Le cratère du Mont Eden, l’ascension peut également se faire par la route en voiture !

Je suis bien loin de ma terre natale!

Après je suis redescendu  et j’ai pris direction Nord-Est vers la grande salle de concert d’Auckland : l’Arena. J’ai fais mes courses alimentaires pour la semaine avant de rentrer au Backpacker. En rentrant il n’était que 15h00, j’avais marché 5 heures ; j’avais faim et j’étais bien épuisé. Je me suis fais à manger et j’ai dormis 15 heures (le contrecoup du voyage).

En redescendant du Mont Eden, j’assiste à un match de hockey sur gazon féminin.

Lundi :

Je décide d’aller visiter l’Auckland Museum le matin. Je commence à prendre mes marques dans la ville et je sais quelle ligne de bus prendre. Le musée est situé sur une hauteur à l’Est de la ville, et au milieu d’un parc appelé le Domain. C’est le premier musée du pays il a été construit en 1929. L’entrée est à 10 DNZ, je commence ma visite. Au rez-de-chaussée, je découvre une importante collection d’objets Maoris mais aussi Polynésien, Indonésien, Fidjiens, et provenant d’autres îles du Pacifique comme les Tongas. Dans la cours Maori, il y a des maisons communes sculptées (Hotunui) et un canoë de guerre de 25m (Te Toki A Tapiri). Au premier étage, je parcours des halls sur la faune et la flore du pays. Je vois une reconstitution de Moa, cet oiseau de 3m de haut chassé par les premiers maoris pour sa chair et qui a aujourd’hui disparu. J’en apprends aussi davantage sur l’histoire volcanique du pays. Le second et dernier étage est dédié à la l’histoire du pays : des premières guerres coloniales vers 1850 à la seconde guerre mondiale. Il y a aussi un mémorial pour les victimes militaires. Les néo-zélandais se sont battus en Turquie lors de la première guerre mondiale et lors de la seconde ils ont participé aux combats dans l’Afrique du Nord et au débarquement en Italie dont la fameuse bataille de Monte Cassino. Dans le musée deux avions sont exposés : un Zéro japonais et un Spitfire.

L'Auckland Museum qui domine sur la colline du Domain. 

Le fameux moa : Un imposant volatile qui ne devait pas faire bon de croiser jadis.

Dans le musée un vivarium avec de petits geckos vert fluo.

Je sors du musée et prend un sandwich dans un square du Domain. J’emprunte tranquillement un chemin au cœur d’une jungle épaisse digne d’Indiana Jones, j’en oublis que je suis en ville. Je rejoins ainsi le centre ville d’Auckland, je passe par le quartier des universités et arrive dans Albert’s Park, un joli parc victorien juché sur un ancien volcan. Sous le parc il a y des bunkers et des galeries qui ont servis lors de la seconde guerre mondiale. Ainsi s’achève ma journée.

Albert’s Park : le parc où tous les universitaires se rendent l’après midi

Mardi :

Cette journée de mardi devait être l’occasion de visiter l’île de Rangitoto mais arrivé à 9h00 à l’embarcadère, je lis que le ferry est en maintenance lundi et mardi. Je change mes plans et j’achète ma carte Sim et prend du crédit téléphonique chez Vodafone. Je trouve cela hors de prix (55DNZ) mais c’est indispensable. J’appelle donc Clémence et Pierre-Jean pour faire ce qui était convenu au départ mercredi : c'est-à-dire faire les papiers de changements de propriétaire du van (en seulement 5 minutes à la poste) et récupérer le véhicule. Le virement a été effectué, nous procédons donc de la sorte. Je fais aussi un essai de prise en main du van. La conduite à gauche n’est pas si déstabilisante que cela mais en revanche le levier de vitesse à gauche et les essuie-glaces à la place des clignotants c’est vraiment pénible. Je fais avec eux un peu de route et mon plein d'essence. Je les ramène chez leurs amis et reprend la route. Cette fois je suis propriétaire du van ! Je le conduis non sans mal à mon Backpacker.

Mon van garé devant le Backpacker.

Mercredi :

Cette fois-ci je me lève encore plus tôt, pour anticiper tout aléa. Je me rends aux quais ; le guichet est fermé car il n’est que 8h30, mais je peux y lire que le ferry est encore en maintenance ce mercredi ! Je suis dépité, je commence à préparer une solution alternative (embarquer pour Waiheke island) quand je demande, à tout hasard à l’accueil de la compagnie maritime de me spécifier le problème de maintenance. On me répond que l’île est accessible en ferry mais que c’est le Rangitoto Explorer Tour c'est-à-dire un tracteur avec des wagons qui est en révision. Je bondis de joie, j’avais mal interprété l’autre matin! Mon erreur a du bon car la météo est vraiment optimale contrairement à la veille. Je prends mon ticket (27 DNZ) et j’embarque en direction de l’île volcanique. C’est le plus jeune volcan de la région (600 ans), pour cette raison l’île est restée inhabitée longtemps et a gardée sa nature sauvage. Rangitoto est désormais une réserve naturelle gérée par le ministère de l’écologie. Mon ferry fait une escale au Devonport puis s’éloigne d’Auckland et traverse le golfe d’Hauraki ; il passe au large de magnifiques cônes volcaniques. Je débarque sur l’île et commence ma randonnée, l’impression d’être sur un paradis perdu est immédiate. Dans la crique, au bout de l’embarcadère je contemple pour la première fois de la mangrove (cette végétation partagée entre ciel et mer).


Le ferry s'éloigne d'Auckland, ce qui me permet d'avoir une splendide vue sur la rade.

La mangrove à marée basse : la dernière fois que j’en ai vu c’était dans Koh Lanta !

Je débute l’ascension du volcan Rangitoto : je suis seul sur le sentier. Il commence progressivement à faire chaud et la rosée du matin s’évapore sur les pierres de lave, ces dernières se mettent à fumer littéralement. La marche est facile au départ car l’île ressemble à un œuf sur le plat, mais dès que l’on atteint le « Jaune de l’œuf » ça se corse. Il faut compter une bonne heure pour atteindre le sommet, mais j’ai mis plus de temps car j’ai fais un détour pour aller voir des grottes de laves. Une fois le cratère atteint, le sommet n’est plus qu'à quelques dizaines de mètres plus haut. La vue est grandiose. On voit l’île de Motutapu qui est accolé par un isthme à Rangitoto et plus loin  on distingue clairement à l’Est la péninsule du Coromandel et dans le prolongement vers le Nord Great Barrier Island puis au Nord l’île volcanique de Little Barrier. A l’ouest on retrouve la côte Est de la Nouvelle-Zélande, et au Sud on a une vue sur Auckland. D’après les panneaux d’information sur l’île, il y avait jadis des wallabies et des opossums mais ils ont été éliminés car ils faisaient d’énormes dégâts sur la végétation de l’île. 

L’âme du volcan rappelle aux voyageurs qu’il n’est qu’endormis !


Je contemple un panorama sublime au sommet de Rangitoto.

Je reviens à Auckland après cette magnifique matinée, il est 14h00 et il fait très beau et je me dis que c’est le temps idéal pour monter en haut de la Sky Tower. Pour 28 DNZ je monte au sommet du plus grand édifice de l’hémisphère Sud (328m) par un ascenseur à 18 km/h. La vue est absolument incroyable et donne le vertige. Il y a une plaque de verre de 38mm d’épaisseur pour marcher au dessus du vide ; personnellement je me contente de regarder les enfants marcher dessus on ne sait jamais !


Au sommet de la Sky Tower on se sent comme dans une nacelle de montgolfière.

Jeudi :

Le matin je vais prendre mon assurance pour la voiture, je me rends chez un grand assureur du pays : AA. Mais ils refusent de me souscrire une assurance pour mon van (en Nouvelle-Zélande l’assurance automobile n’est pas obligatoire mais fortement recommandée). Je prends tout de même leur carte d’assistance et j’opte pour une assurance en ligne chez un autre assureur. L’après-midi, je vais la plage avec Charline une française du Backpacker, elle me fait découvrir des criques vers Herne Bay dont j’ignorais l’existence si près du Backpacker. On prend le soleil on se croirait en été. J’espérais revoir Clémence et Pierre-jean mais nous sommes chacun bien occupés nous préparons nos départs respectifs (eux quittent la Nouvelle-Zélande et moi Auckland). En  fin d’après midi, de retour au Backpacker j’ai juste le temps de faire mes lessives et de ranger mes affaires pour le lendemain car ma pension prend fin.

Une des plages d’Herne Bay à Auckland

La marina d'Auckland.

Vendredi :

Je quitte Auckland après avoir fait mes courses alimentaires et remplis mon van. Je prends la route vers le Nord : ma ville étape sera Warkworth. J’ai vu que j’avais un accès Internet à la bibliothèque et je ne suis pas trop loin d’Auckland.
Voilà cela fait une semaine que je suis en Nouvelle-Zélande et j’ai déjà plein de souvenirs inoubliables en tête.