08 juin, 2012

Un bien long voyage

Je commence par vous dire que je suis bel et bien arrivé sain et sauf à Auckland et que je vous écris depuis la bibliothèque universitaire.

Et pour cause mon voyage a commencé mercredi matin 06 Juin à 7h00. Tout d’abord, il fut bien difficile de rejoindre l'aéroport de Lyon Saint Exupéry depuis Saint-Étienne en raison d’un accident impliquant plusieurs poids lourds sur l'A46. La coupure de cet axe satura davantage le trafic du grand Lyon à cette heure d'embauche ! La marge prise pour mon départ ne fut pas du luxe. Après avoir dit un dernier au revoir à mes parents venus me déposer, j'embarque dans mon avion qui décolle de Lyon à 12h00 pour rallier l'aéroport d'Heathrow à Londres. J'arrive à Londres à 13h00 (heure locale) dans un aéroport surpeuplé à cause du jubilé de la reine.

Mon avion à l'aéroport de Lyon Saint Saint-Exupéry.



Le survol de la manche : je quitte la France!

Données de vol : Altitude maximale => 11000m, Vitesse maximale => 750 Km/h,
Température minimale extérieure => -60°C, Durée => 2 heures.

A Heathrow, je dois attendre 8 heures pour prendre ma correspondance. Je prends donc mon mal en patience et je lis la presse anglaise essentiellement portée sur les manifestations du jubilé. Ce long délai me fut aussi salvateur car l’employé de British Airways à Lyon a réussi à m’indiquer  le mauvais terminal pour ma correspondance (Le terminal 3 au lieu du 1, je sortais du 5). Et tous les terminaux d’Heathrow ressemblent à de petites villes avec des kilomètres de couloirs et des boutiques un peu partout. Ils sont séparés par les pistes, et les navettes mettent jusqu’à 10 minutes pour les connecter. Résultat, j’ai dû me farcir 3 fois le passage par la douane et la biosécurité (contre 6 fois sur l’ensemble de mon voyage pour donner une idée) et j’ai surtout faillis rater mon « flight connexion», cela aurait été idiot.



Un des terminaux d'Heathrow où j'ai pu aider un Sud-Africain à rejoindre son avion à temps.

Une fois dans le bon avion, un Boeing 777 d’Air New Zealand, je m’envole à 21h00 pour Auckland avec une étape carburant à Hong-Kong de 2 heures. La première moitié du trajet me parait horriblement longue même si j’ai dormis entre Berlin et le sud de l’Oural (soit 4 heures), après j’ai surtout somnolé quelques dizaines de minutes au maximum. L’appareil a survolé dans l’ordre : l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la Russie, le Kazakhstan, et la Chine. L’arrivé à Hong-Kong s’effectue en fin d’après midi (16h00 heures locales), l’aéroport est climatisé heureusement car l’air du tunnel lorsque l’on sort de l’appareil est chaud et humide (dehors il fait plus de 30°C : je découvre le climat tropical). Le terminal de transit où je patiente avec le reste de l’équipage est paradoxalement silencieux malgré la foule importante qui le traverse. Je rembarque et mon avion décolle à 18h00 direction Auckland.



Mon avion d'Air New Zealand en train de ravitailler à Hong-Kong.

La seconde partie du trajet est moins éprouvante car  le temps de vol est plus court et je parviens à dormir 4 heures. Je discute également avec mon voisin de siège un étudiant Londonien en école de commerce qui vient faire son stage de 4 mois à Queenstown (Subin si tu me lis je te passe le bonjour). Le Boeing survole les Philippines, l’Indonésie, et le Nord-Est de l’Australie. La dernière heure tout le monde trépigne d’impatience ça y est on survole la Nouvelle-Zélande. J’arrive à l’aéroport à 8h30 vendredi sous un grand soleil, l’avion fait son approche au-dessus d’Auckland, je mesure ainsi  l’étendue de la ville dominée par d’anciens volcans et par les buildings de son City Center.

Données de vol : Altitude maximale => 11800m, Vitesse maximale => 950 Km/h,
Température minimale extérieure => -55°C, Durée de vol => 12h00 & 10h50

J’effectue la dernière ligne droite avec le passage par l’immigration et l’obtention du fameux coup de tampon sur le passeport. Sur le carrousel j’appréhende que mon sac en soute se soit perdu lors de ma correspondance mais finalement il apparaît dans les derniers. Ensuite je passe sans encombre les douanes car j’ai préféré prendre le temps de discuter avec le douanier et bien déclarer le contenu de mes affaires. Je montre mes chaussures de randonnée que j’ai préalablement nettoyé : j’échappe ainsi à la désinfection (la biosécurité en Nouvelles Zélande est intransigeante : interdiction de ramener le moindre pollen ou gravillon). A ma sortie de l’aéroport je prends ma navette qui comme convenue doit me déposer en centre-ville à mon auberge de jeunesse ou "Backpackers".
Je foule enfin la Nouvelle-Zélande librement ! Je commence à découvrir le pays, le dépaysement est complet ; le voyage fut éprouvant mais c’est un prix à payer.

27 mai, 2012

J-10 avant mon départ!

Nous y voilà, enfin presque J-10, je suis partagé entre la nostalgie et l’euphorie :

-  La nostalgie de quitter la France et l’Auvergne ma région d’adoption et ainsi de laisser famille et amis loin de moi.
-  L’euphorie liée à l’attente d’être déjà sur place ; même si je vais arriver en plein hiver à Auckland et que mes premiers jours risquent d’être mouvementés entre les démarches administratives, les recherches d’une continuité de logement, et bien entendu les visites de la ville.

Il ne me reste plus que quelques derniers préparatifs à achever, mais le principal est déjà fait : VISA, passeport, billet d’avion, assurance et logement des premiers jours.
Je pars le mercredi 06 Juin depuis l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, je transite par l’aéroport d’Heathrow à Londres où je change d’avion. Ensuite direction Hong-Kong pour y faire une escale carburant et enfin direction Auckland en Nouvelle Zélande.
Durée du voyage prévue un peu plus de 35 heures dont 25 heures de vol. Il faut ajouter à cela un décalage horaire de 10 heures.

J’aurais l’occasion de revenir sur le voyage qui s’annonce un peu long et on verra bien si j’échappe au fameux syndrome du « Jet Lag » surtout sujet quand l’on traverse de nombreux fuseaux horaires rapidement en prenant la direction de l’Est (ce qui sera mon cas).





Et pour commencer, voici une description en quelques mots du pays où je compte m'épanouir pendant une petite année :

La Nouvelle-Zélande c’est à 18 500 kilomètres de la France, et à 2 000 kilomètres à l’Est des côtes Australiennes dans l’océan Pacifique.
Le pays se compose de deux îles principales : l’île du Nord et l’île du Sud. La première est la plus petite, la plus peuplée et l’activité volcanique y est soutenue. La seconde, l’île du Sud par opposition est plus grande, davantage préservée des activités humaines et est parcourue par une chaîne montagneuse (les Southern Alps avec comme point culminant le mont Cook à 3754 mètres).
La Nouvelle-Zélande a une superficie inférieure de moitié à celle de la France métropolitaine  et compte 4 400 000 habitants (dont 1 300 000 hab. établis à Auckland). Auckland fait parties des 3 plus grandes villes du pays mais ce n’est pas la capitale qui est Wellington (200 000 hab.).

La langue officielle est l’anglais et le maori. La monnaie est le Dollars Néo-Zélandais (NDZ).
C’est un pays jeune avec une histoire courte et condensée où deux cultures s’y sont développées et côtoyées : les Maoris (originaire de Polynésie) et les Néo-Zélandais ou « Pakehas » en langue Maori (originaire d’Europe).

Les premiers Maoris seraient arrivés vers  l’an 1200. Et les premiers contacts avec les européens ont eu lieu en 1642 avec l’explorateur Hollandais Abel Tasman qui repart sans avoir accosté après un accrochage en mer avec les Maoris. Il sera suivi par l’explorateur James Cook en 1769 qui lui débarque en Nouvelle-Zélande. La Nouvelle-Zélande devient une colonie britannique en 1840 avec le traité de Waitangi, la souveraineté britannique sera à maintes reprises contestée lors de guerres locales. Début 1900, l’indépendance politique revendiquée par les Maories se perd, seul un fort essor culturel persiste encore jusqu’à aujourd’hui. Face à l’occidentalisation du mode de vie, le patrimoine et les traditions Maoris tentent d’être préservés.

Ma tenue de « combat » : je suis prêt pour une aventure qui va changer ma vie j’en suis certain.

Chose promise choses due

Bonjour, je suis heureux de vous annoncer la naissance de mon blog qui me permettra de partager avec vous mon futur voyage en Nouvelle-Zélande pendant une année je l’espère.
Lors de ce périple, je vais aller à la découverte des attraits culturels et naturels du pays. Je compte retranscrire ici mes impressions le plus fidèlement en vous relatant anecdotes, joies et déboires. J’illustrerais mes articles avec un maximum de magnifiques photographies.

Pourquoi avoir choisit la Nouvelle-Zélande comme destination ?

Et bien le pays suscite chez moi un intérêt important.

Tout d'abord, sur un plan personnel ce choix est lié à la forte mentalité « écologique » du pays (notamment à l’art de vivre en autarcie en respectant la nature et les autres), à la beauté de ses paysages (vu lors de reportages et découvert à l’occasion du Seigneur des Anneaux) et enfin à sa culture (sportive avec la passion pour le Rugby et historique avec les traditions Maoris).

Je m’y rends aussi sur un plan plus professionnel pour y « prendre la température » et parfaire ma pratique de l’anglais. Ainsi cette destination allie l’utile à l’agréable.




 Rémi Chez les Kiwis is born!